Vendanges précoces au Bollenberg
Coup de Coeur Publié le 08 Septembre 2016

Vendanges précoces au Bollenberg

Une dizaine d’enfants piaffent d’impatience sous les grands arbres de la cour du domaine du Bollenberg, au son des accordéonistes d’Ensisheim. Les uns sont assis dans des petits charriots traditionnels, les autres sont sur des ânes que les plus grands retiennent. C’est le départ de la vendange des enfants au domaine du Bollenberg, sur les hauteurs de Westhalten, organisée pour la huitième année par Animagination et Bijâne, afin de faire découvrir aux plus jeunes, mais aussi à leurs parents, les vendanges à l’ancienne.

Les cinq ânes ouvrent la marche : il y a Hispano, Justine, Léo, le plus petit qui porte un tonnelet de marc de gewurztraminer. Roland Huntziger, le président d’Animagination, arrête tout son petit monde dans une belle pièce de chasselas, le premier raisin à mûrir dans cette vendange 2016 un peu tardive. Chaque enfant reçoit son petit sécateur et les dernières consignes du maître vendangeur : « Attention de ne pas jeter les grappes par terre. » Et les enfants s’enfilent dans les rangs de vigne chargée de raisin. Tiago, deux ans et demi, a tout juste coupé deux belles grappes qu’il tient à bout de bras et vient verser directement dans la cuve. Un peu plus loin, Clara, 7 ans, remplit méthodiquement son petit seau avant d’aller le vider dans un des deux grands paniers, accrochés sur le bât porté par l’âne Hispano, qui, au passage, déguste directement le raisin sur pied. Au bout d’une demi-heure, les deux belles cuves débordent de raisin.

Retour devant les caves du domaine, où les enfants se déchaussent, se lavent les pieds au jet et piétinent à même les cuves les raisins qu’ils viennent de cueillir. Arielle, 4 ans, et Clara font la ronde en  chantant. « Ca fait des massages aux pieds », se réjouit la plus grande. Julia, qui est venue de Bâle avec ses parents italo-américains n’a pas l’air convaincu. Elle préfère remettre ses chaussures. 30 à 40 litres de jus viennent d’être tirés de cette vendange enfantine. Et les premiers à le goûter, sont bien sûr les petits cueilleurs… qui peuvent apprécier sans modération le fruit de leur travail.

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