Survoler Strasbourg en ultraléger
Coup de Coeur Publié le 12 Mai 2016

Survoler Strasbourg en ultraléger

L’appareil rouge et blanc au museau bien fuselé prolongé par deux pares brises torpédo et surmonté par les deux grandes pales du rotor ressemble presque à un jouet. C’est un autogire de la catégorie aérienne des ultra légers : seulement 260 kg à vide propulsé par un moteur à hélice de 115 CV. Aux commandes : Jean-Claude Moncoucut, breveté pilote avion et ULM et créateur en 2013 d’Envol 67 qui propose des baptêmes de l’air à partir de seulement 50 €.

16 h 30, ce mardi, les orages du matin sont passés, le ciel est nuageux avec quelques beaux coins de ciel bleu. Nous sommes en bout de piste sur l’aérodrome de Strasbourg Neuhof-Polygone, en contact avec la tour de contrôle d’Entzheim sous l’indicatif fox juliette tango victor novembre.

Derniers essais moteur et c’est parti. L’appareil prend de la vitesse, les petites roues décollent du sol et on prend tout de suite de l’altitude au-dessus du Neuhof : la cité jardin du Stockfeld et à gauche la forêt parcourue par ses multiples cours d’eau. A la radio, Jean-Claude annonce la vitesse et l’altitude de croisière : 130 km/h, 2 000 pieds, et y va de son commentaire : « Belle vue au balcon ! » On a la cathédrale dans notre dos et le plan d’eau de Plobsheim à l’avant. On vire vers l’ouest, on survole Illkirch, le golf, les autoroutes et c’est déjà l’aéroport d’Entzheim et les avions au parking. Je suis confortablement installé à l’arrière du pilote, attaché et casqué, au contact direct de l’air, en immersion dans la troisième dimension, ça chaloupe à peine.

Cap au nord, au-dessus d’Achenheim, le long du canal de la Bruche. A gauche, Breuschwickersheim et ses beaux corps de ferme annonce le Kochersberg un peu masqué dans la brume. A droite, la tache orange du Zénith et Strasbourg en avant des crêtes de la Forêt Noire émergeant des nuages.

On passe Lampertheim, Vendenheim et le damier parfaitement géométrique de la zone commerciale. Les ponts rouges marquent l’embranchement de la ligne à grande vitesse, et les premiers bouchons se forment sur l’A 4. Un vol de cygnes se pose sur l’étang de la Ballastière et c’est déjà le château de Pourtalès au bord de la forêt de la Robertsau. Les eaux miroitantes du Rhin et du port de Strasbourg traversées par les ponts futuristes de la prochaine ligne de tram vers Kehl et le Polygone est déjà en vue. On descend presque en piquée, un dernier virage serré à droite pour prendre l’alignement de la piste et c’est déjà le gazon des lapins.

Le vol a duré une quarantaine de minutes. Fin du baptême et une folle envie de recommencer… pour confirmer.

Crédit photos : Jean de Miscault

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Insolite Loisirs
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