Les pèlerins éco-responsables
Coup de Coeur Publié le 06 Juin 2016

Les pèlerins éco-responsables

Sur son éperon rocheux dominant la plaine, le Mont Sainte-Odile est un des lieux les plus visités d’Alsace. Bon nombre de ses visiteurs passent par la salle des pèlerins pour se restaurer : pas loin de 2 000 personnes par jour lors des journées d’été les plus chargées. Autant d’assiettes, de couverts, de verres à laver avec des produits détergents risquant de polluer les sources qui alimentent le Mont depuis des siècles.

Alors, anticipant sur les obligations légales imposées par la « loi sur la transition énergétique pour la croissance verte », les responsables du Mont Sainte-Odile ont pris les devants. Au printemps 2015 ils ont opté pour une vaisselle biosourcée et entièrement biodégradable : les assiettes sont en pulpe de canne à sucre, les gobelets et les couverts en amidon de maïs. « Nos gobelets sont aussi transparents que ceux en plastique », insiste Michel Matt, directeur général adjoint du Mont Sainte-Odile.

Et pour que la démarche soit complète, il est demandé aux pèlerins, à la fin du repas de trier leurs déchets : les restes alimentaires ainsi que la vaisselle dans un premier bac, les bouteilles en plastique dans un second et les canettes métalliques dans un troisième. « Ce n’est pas encore gagné à 100%, mais plus la salle est pleine, plus les gens jouent le jeu, raconte Michel Matt. C’est l’effet d émulation. » Le pèlerin devient acteur de son environnement : celui des grandes et hautes forêts, de la pureté de l’air et des eaux qui font aussi la réputation du lieu. Dans le même esprit, un compacteur de cartons a été acheté permettant de limiter les allers-retours de camions et un broyeur sera acquis dans les prochains mois permettant de transformer la vaisselle mélangée aux restes alimentaires en compost, qui sera utilisé sur place. Les investissements sont réalisés grâce à des partenaires privés, dont Carola, ayant à cœur d’être précurseurs dans ce projet novateur ici au Mont Sainte Odile.

« Nous ne voulons pas faire de révolution, résume Michel Matt. Nous nous sentons simplement responsables du devenir de la planète. Cela commence par le respect de notre forêt. »

 
Crédit photos : Michel MATT 
 
 
Thématique(s) :
Environnement Patrimoine
Note :
Votez pour cet article :
Je vote !
Aucun commentaire
A lire egalement