Nos trois plus belles balades de printemps
Coup de Coeur Publié le 01 Avril 2016

Nos trois plus belles balades de printemps

Les beaux jours reviennent et avec eux l’envie de se dégourdir les jambes… ou plus, si affinité. Chaussez vos chaussures de marche et lancez-vous sur quelques uns des plus beaux itinéraires alsaciens. Nous vous proposons ici nos trois coups de cœur, catégorie familiale.

La plus biosphérique. Au cœur des immenses forêts, entre crêtes et vallées des Vosges du Nord et du Palatinat voisin, on chemine de château en château à l’ombre des pins sylvestres, des chênes ou des hêtres, le long des affleurements de grès à peine visibles, d’un côté, et chutant, de l’autre côté, dans des à pics de 10 mètres et plus, bien connus des varappeurs. D’un château à l’autre, la vue sur les ondulations forestières infinies, justifie à elle seule la création en 1998 de la Réserve mondiale de la biosphère par l’Unesco. Et enfin, on déboule sur le Fleckenstein, dit le Fleck, extraordinaire forteresse-rocher émergeant tel un vaisseau de pierre devant la forêt : construite autour du rocher, sur le rocher, dans le rocher. On peut terminer la balade par une visite du château, guidée, ludique ou non. Notre conseil : laisser la voiture au col du Litschhof, près de Wingen, et enchainer les trois châteaux l’un après l’autre, le Loewenstein, le Hohenbourg et le Fleck… pour finir en beauté. 3 h de marche.

La plus camarguaise. Cap au sud ! Entre la ville de Saint-Louis et l’ancien canal de Huningue, la petite Camargue alsacienne, classée réserve naturelle depuis 1982, a des airs de vestige. Ici, à deux pas de la métropole bâloise et du Rhin, la plus grande voie fluviale d’Europe, on plonge, presque au sens propre, dans la jungle de la forêt rhénane primitive. On se promène le long des anciens bras du fleuve, dans les prairies humides ou les pelouses sèches et les prés de fauche, on marche à l’ombre des anciennes forêts alluviales, on tombe sur les sources phréatiques et on écoute le chant du martin pêcheur ou du troglodyte mignon. Ouvrez l’œil, peut-être aurez-vous la chance d’apercevoir le sonneur à ventre jaune ou le lézard des murailles. Notre conseil : on démarre de la maison éclusière sur l’ancien canal de Huningue. C’est la vraie porte d’entrée de la réserve naturelle : la plupart des chemins de la Petite Camargue en partent. Et on se dirige vers la pisciculture et le sentier du grand marais. Un peu plus de 3 km.

La plus forestière. 30 km d’ouest en est, 10 km du nord au sud, 13 406 ha : la forêt de Haguenau est la sixième plus grande forêt de France. Elle barre tout le nord de la plaine d’Alsace. Des contreforts vosgiens presque jusqu’au Rhin. Il y a le sud de la forêt et le nord : là, c’est l’Outre-Forêt. Ici le promeneur peut marcher une journée entière sans voir ni champs, ni villages, ni maisons. Le pin sylvestre est le roi : certains le nomment même pin de Haguenau. La star locale, quoi ! Il cohabite en toute beauté avec le chêne, le hêtre et le bouleau. On traverse des rivières, on marche sous d’élégantes futaies aux airs de cathédrales végétales, on longe des étangs et on guette les animaux, qui aiment jouer à cache-cache. Notre conseil : on peut s’éloigner du Gros Chêne très fréquenté et opter pour le sentier des potiers entre Betschdorf et Soufflenheim, les deux villages de potiers alsaciens, l’un au nord de la forêt, l’autre au sud. Distance 13,5 km.

Crédit photos : Forêt de Haguenau, Office de tourisme du pays de Haguenau 

Thématique(s) :
Loisirs Nature
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