La jart’elle est dans le vent
Portrait Publié le 01 Avril 2016

La jart’elle est dans le vent

Ca faisait 15 ans qu’elle y pensait. Et un beau jour, elle s’y est vraiment mise. A force de se prendre la jupe un peu froufroutante entre le patin de frein et la jante de la roue arrière du vélo, à force de se faire reluquer les gambettes par des yeux un peu trop fureteurs, Véronique Bertrand, chargée de communication au CNRS et cycliste urbaine, a décidé de passer à l’action.

Elle s’est procuré du tissu, des attaches, des boucles, des pinces, de l’élastique… Elle a sorti la vieille machine à coudre qui n’avait jamais trop servi et elle a inventé la jart’elle. Une petite bande de tissus que l’on enfile sur la cuisse et à laquelle on attache le bas de sa jupe ou de sa robe. Fini la jupe qui s’envole au premier coup de vent ou qui se coince dans la roue, Mesdames, vous pouvez faire du vélo en jupe en toute sécurité. Et les jart’elles en voient de toutes les couleurs : vichy orange, noir ou bleu, liberty, à pois, bayadère… avec des pinces qui se referment sur le bas de la jupe en forme de fleur, de rond ou de cœur coloré. Pratique et sexy !

Pour vendre son invention, Véronique Bertrand créée Les Filles à Vélo et convainc deux revendeurs strasbourgeois, qui en à peine un mois avaient déjà vendu une centaine de jart’elles. En attendant une belle commande de plus de 300 pièces pour le printemps et quelques évènements autour du vélo  qui devraient convaincre de nouvelles fashionistas à vélo. La petite entreprise est dans le vent.

Crédits photos : Margaux Durand

Thématique(s) :
Insolite
Note :
Votez pour cet article :
Je vote !
Aucun commentaire
A lire egalement