Ils ont sauvé le Champ du Feu
Portrait Publié le 04 Février 2015

Ils ont sauvé le Champ du Feu

Le moins qu’on puisse dire est que le travail ne leur fait vraiment pas peur. En recrutant Anne et Thierry Bouillon en 2008, Henri Morel savait ce qu’il faisait : il voulait redonner une nouvelle vie au Champ du Feu. Le pari a été largement gagné. « Avant, ça vivotait, c’était mort », dit Anne presque timidement. Aujourd’hui, ça turbine ! Certains weekends ou journées des vacances de février, le restaurant de l’auberge Hazemann, le cœur battant de la station, fait jusqu’à 900, voir 1000 repas par jour.  Ambiance conviviale garantie : après s’être servi au self, on s’assied autour d’une grande table centrale où l’on pourra partager ses expériences sportives avec ses voisins d’un repas. On peut aussi choisir des tables familiales et profiter de toutes les commodités pour s’occuper des enfants. L’auberge Hazemann, c’est un peu le rendez-vous des familles et des amis à deux pas des champs de neige.

Aux fourneaux, à la tête d’une brigade qui peut compter jusqu’à 15 personnes, il y a Thierry Bouillon, pour qui quantité n’interdit pas qualité. Bien au contraire. Les produits viennent du coin : gibier du Hohwald, knacks de la boucherie de Villé, légumes des maraichers de Sélestat, eau de Carola… Et, pour ne rien gâter en Alsace, Thierry est le roi de la bouchée à la reine : il a remporté la très exigeante médaille d’or de la dernière Foire Européenne.

Pour l’hébergement, les remontées mécaniques, la location de skis, chaussures, raquettes, éventuellement les 41 canons à neige flambant neufs, il faut voir Anne. C’est elle qui gère l’ensemble de la station. Elle s’étonne presque quand on lui parle du travail que ça représente. Elle préfère insister sur les investissements réalisés par Henri Morel : une toute nouvelle salle de restaurant, quatre appartements et trois chambres au Vieux Pré, devenu  la Maison des Etoiles en 2009, quatre belles chambres décorées façon autrichienne au premier étage de l’Auberge en 2012, et même une roulotte pour ceux qui veulent se la jouer grands espaces glacés. Et ce n’est pas fini : dès ce printemps 2015, vingt-cinq nouvelles chambres vont être construites.

Et ça marche : en quelques années la fréquentation du domaine a été multipliée par trois. Les skieurs viennent d’Alsace, de Lorraine, mais aussi de Belgique (de plus en plus) et même de Suisse ! « On a déjà des réservations pour le Nouvel An 2016 », se réjouit Anne. Alors pourquoi pas vous ?


 

Thématique(s) :
Gastronomie Patrimoine
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