Le demi-siècle des 24 heures de Stan
Évènement Publié le 19 Mai 2016

Le demi-siècle des 24 heures de Stan

C’est le plus grand et le meilleur chahut étudiant de tout le Grand Est de la France. Tous les deux ans, au printemps, des dizaines de milliers d’étudiants lorrains se rassemblent durant une journée entière aux côtés de quelques dizaines de chars lancés dans une folle course poursuite autour de la magnifique place de la Carrière à Nancy.

Ce sont les 24 heures de Stan, qui, les 28 et 29 mai prochain, fêtent leur cinquantième anniversaire. Cette année, 22 chars sont attendus sur la ligne de départ : ils mobilisent 4 000 étudiants, représentant 38 facultés, écoles, IUT de Nancy, Metz, Epinal ou Saint-Dié. Caractéristique des chars : ce sont tous des véhicules anthropomobiles. Entendez, de vieilles voitures, dont on n’a laissé que les roues, le châssis, la caisse et le volant, plus ou moins sauvagement customisées selon le thème de l’année et mues par la seule poussée d’une poignée d’étudiants et d’étudiantes qui se relaient pendant 24 heures pour faire avancer l’engin et le faire gagner  bien sûr. Le thème de ce cinquantième anniversaire : « Au fil du temps ». Sans trop dévoiler de surprises, on attend notamment un char égyptien, un grec, un hippie – en hommage à la fin des années 60, qui virent les premiers tours de ce défouloir géant – et un retour vers le futur.

La fête, organisée depuis sa création par  les étudiants de l’ENSAIA (Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires), commence par une grande parade dans les rues de la Vieille Ville et le long de la Pépinière jusqu’à la grille de départ. Et à 16 heures, on lâche les bolides devant la foule en délire, chauffée à blanc par les orchestres locaux qui se succèdent sur la grande scène installée devant le Palais du Gouverneur, jusqu’à une heure du matin, au milieu d’effluves de saucisses grillées, de hot dogs, de crêpes ou de gaufres, servis dans des stands et un foodtruck tout le long du terre-plein central de la Carrière.

Et pendant que la foule danse, fête, chante, applaudit le concours des pompom girls, les champions poussent, poussent encore, poussent toujours, toute la soirée, toute la nuit, toute la journée du lendemain, jusqu’à 16 heures. Les pointes de vitesse excèdent rarement les 15 km/h. Les dépassements sont lents et pleins de suspens. Les casses mécaniques nécessitent des arrêts au stand.

En 2014, l’ENSTIB (Ecole Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois) avait gagné avec 512 tours de la place au compteur devant plus de 40 000 spectateurs. Double record à battre cette année en honneur du demi-siècle d’existence de cette très jubilatoire fête estudiantine.

Crédits photos : ENSAIA

 

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Insolite Sport
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