L’Alsace en roue libre
Coup de Coeur Publié le 20 Juin 2017

L’Alsace en roue libre

Même par les journées de grande canicule, le vélo reste un des moyens les plus agréables de combiner sport et balade. A condition de bien choisir son itinéraire et de partir à la fraiche. Voici trois circuits à la portée de toutes et tous cyclistes raisonnablement entrainés.

Les deux rives. C’est un petit parcours dépaysant (juste un peu), au départ de Strasbourg, de part et d’autre du Vater Rhein. On traverse les bassins fluviaux et le Rhin sur les superbes ponts de la nouvelle ligne de tramway vers Kehl. Avant la gare de Kehl, on bifurque aussitôt vers le nord, on traverse la zone portuaire (Hafengebiet) après avoir tourné à droite, et au bout d’un kilomètre on s’engage sur à peine une centaine de mètres sur la route direction Rheinau. Route que l’on quitte aussitôt pour s’engager sur une petite route doublée d’une piste cyclable vers les villages d’Auenheim, Leutesheim, Honau et Diersheim (attention, à la sortie de Diersheim, on prend la jolie rue interdite aux voitures qui file tout droit !) jusqu’au barrage de Gambsheim où l’on repasse de l’autre côté du fleuve. La piste en Allemagne est très bucolique : vergers, petits champs de blé et  de maïs, charmants villages aux belles maisons à colombage, et après Diersheim, un très joli moulin au bord d’un ruisseau en pleine nature. Au barrage de Gambsheim, on peut faire un saut (sans se jeter à l’eau) sur la passe à saumons, et le retour se fait vers Strasbourg par la piste cyclable qui traverse Kilstett, La Wantzenau et la forêt très ombragée de Pourtalès. Une quarantaine de kilomètres. C’est tout plat.

Dans le Kochersberg. Au départ de Strasbourg, on longe le canal de la Marne au Rhin jusqu’à Vendenheim. Et là, direction Berstett et ses très beaux corps de ferme, Gimbrett, où on atteint un des points hauts du parcours (grimpette en perspective). Montagnes russes direction Durningen, Ittenheim et Marlenheim. Dans la capitale de la Couronne d’Or, on vise la belle piste cyclable qui rejoint Soultz-les-Bains et la piste bien connue du canal de la Bruche vers Strasbourg. On adore les collines du Kochersberg (il faut les grimper… mais aussi les descendre), les beaux villages céréaliers, les vues à 360° sur la plaine d’Alsace, les Vosges et la Forêt Noire, la traversée du vignoble et le retour si doux (mais très fréquenté), le long du canal de la Bruche. Une soixantaine de kilomètres. Ca monte et ça descend un peu.

Du Piémont au Rhin. Du très beau bourg de Rouffach (ça vaut vraiment le coup de flâner sur la grande place et dans les rues anciennes bordées de nombreuses maisons au style Renaissance), on file jusqu’à Fessenheim, aussi connu pour être le village natal de Victor Schœlcher, qui abolit l’esclavage en France, en 1848 (un petit musée vous racontera tout). On traverse le Rhin sur le barrage et on longe le vieux fleuve jusqu’à Chalampé, où l’on retraverse, direction Ensisheim (profitez de l’ombre de la forêt de la Harth), Raedersheim, Merxheim et Rouffach. Très bel itinéraire entre la cité vigneronne de Rouffach et le Rhin, à travers la plaine : un concentré d’Alsace ! Beaucoup de trains au départ de Colmar ou Mulhouse, dans lesquels on peut embarquer son vélo, s’arrêtent à la gare de Rouffach. L’itinéraire est décrit sur le site d’Alsace à vélo. 70 kilomètres. C’est presque tout plat.

 

Crédits photo : INFRA/ADT

Thématique(s) :
Sport
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